Avertissement: Interdiction d’ utiliser Windows Vista avec un compte administrateur. Bon, vous venez de le lire, vous pourrez plus dire qu’ on ne vous l’ a pas déjà dit. Ne désactivez pas l’UAC, User Access Control "in english" ou le contrôle d’ accès des comptes utilisateurs, en français. Ah! Trop tard, vous venez de la lire aussi celle-là. Vous avez été prévenus, désormais.
l’ UAC, c’ est ce module de Vista qui surveille pour vous l’ activité de votre PC et qui exige que la personne aux commandes du clavier (ou de la souris) donne explicitement l’ autorisation au système d’ exécuter une fonction potentiellement dangereuse (pour son noyau). Pour le voir – volontairement – en pleine action, c’ est facile. Essayez par exemple d’ ouvrir le panneau de configuration (bouton Windows, puis "Panneau de configuration") et cliquez sur l’ icône intitulée "Autoriser un programme via le Pare-feu Windows". Pop! Immédiatement surgit une petite fenêtre que vous connaissez bien et qui vous bloque jusqu’ à ce que vous répondiez en votre âme et conscience à la question posée; soit, entrer un mot de passe ou, cliquer sur le bouton "Annuler" ou "Continuer".
Je sais, je sais, les dix premiers jours d’ utilisation de Vista, les alertes de l’ UAC, c’ est un peu pénible. Surtout que c’ est au début de l’ utilisation du système qu’ on installe nos différentes applications et pilotes matériels et du coup, l’ UAC devient sacrément loquace. Personnellement, je m’ y suis rapidement habitué et répondre, en les lisant, aux questions de l’ UAC n’ est plus un tracas. Par contre c’ est pas pareil pour beaucoup d’ utilisateurs qui trouvent l’ UAC insupportable.
Ce billet s’ adresse à ceux qui veulent être moins gênés par l’ UAC, et garder l’ esprit serein.
Laissez-moi juste radoter encore un peu sur les deux choses qu’ il ne faut vraiment pas faire, quoi qu’ il en soit:
- Ne pas désactiver l’ UAC (et ne me demandez pas où se trouve la case à décocher);
- Ne pas utiliser un compte avec des droits élevés ou administrateur pour utiliser Vista quotidiennement.
Autrement dit, ne baissez pas les bras et n’ abandonnez pas complètement votre sécurité à ce léger inconfort.
Comme de fastidieuses directives ou procédures de sûreté, garder l’ UAC est une bonne chose.
L’ UAC, au même titre que le pare-feu pour le réseau, est une des défenses de première ligne, un des premiers indicateurs d’ une situation anormale. Le jour où Microsoft a intégré le pare-feu à Windows a sonné le glas du jeu de roulette russe, qu’ était celui qui consistait à brancher un PC (Windows) sur Internet. L’ UAC, à sa manière, a une vocation sécuritaire similaire, par rapport à d’ autres dangers comme par exemple les vers ou les chevaux de troie.
Nonobstant, il existe un petit utilitaire qui peut éventuellement vous amener un bon compromis; celui qui vous remettra peut-être en paix avec l’ UAC tout en gardant l’ esprit tranquille. Voici pour vous, TweakUAC.
Une dernière petite chose. L’ UAC n’est pas un anti-virus. Si vous lisez l’article intitulé "Am I at risk if I disable UAC" sur le site de Winability Software, les éditeurs de TweakUAC, vous verrez qu’ils insistent principalement sur le problème des virus et de la discutable utilité de l’ UAC en la matière. Je suis un peu déçu que ceux qui ont le mérite et l’intelligence d’avoir crée ce petit utilitaire perdent beaucoup trop de vue d’ autres utilités fondamentales qu’a l’ UAC. Par exemple, celle de vous apercevoir rapidement du fait que, même un programme en provenance d’une source de confiance ou que vous utilisiez auparavant sous XP, peut potentiellement accéder à des ressources sensibles ou modifier la configuration de votre système à votre insu. L’ équivalent de l’ UAC existe depuis longtemps sur Mac et Linux. Et dites-moi maintenant que c’est… futile ?